Nouvelles brèves

Session conjointe de la Région Canada-U.S.A., San Antonio, Texas, du 8 au 11 septembre 2009

Pour une première fois, les 4 conseils provinciaux de la nouvelle région oblate se rencontraient, conjointement avec le Conseil général, afin s’aider de cette région à mieux se connaître et à identifier les valeurs et les défis qui sont nôtres.

Après avoir regardé l’histoire de chacune des provinces oblates, nous avons regardé le moment présent et les signes d’avenir que nous percevons pour continuer de « Mettre tout en oeuvre » afin d’évangéliser les pauvres aux multiples visages dans la réalité de notre région.

La plus jeune province est celle de l’Assomption : 47 oblats ayant pour moyenne d’âge 53 ans! Ils travaillent principalement en paroisse auprès de communautés d’immigrants polonais, et ils desservent aussi d’autres groupes ethniques : italiens, vietnamiens, lituaniens. Leur relève oblate vient surtout de la Pologne où on observe une diminution de vocations depuis quelques années.

La province des États-Unis, dans son contexte de sécularité, a vu à revitaliser la vie oblate et à approfondir la vie religieuse et apostolique. Ils demeurent 365 oblats et ont investi beaucoup dans la pastorale auprès des immigrants latino-américains et vocationnelle, ce qui leur donne une certaine relève. Une fondation au Zambie leur apporte aussi un défi de formation et de rendre autonome cette mission nouvelle.

La province canadienne « Lacombe » a fait un bilan des ses premières années difficiles étant donné tout le dossier des accusations des autochtones. Ils ont renouvelé leur modèle de vie communautaire et leur engagement envers les pauvres, avec la conviction que le charisme oblate appartient à toute l’église et qu’il se vivra avec les laïcs intéressés à s’engager avec nous. Une fondation au Kenya sera là aussi à rendre autonome.

Notre province entièrement francophone de l’est du Canada, « Notre-Dame du Cap » a présenté ses priorités depuis les 5 dernières années, et devant le peu de relève dans notre contexte de sécularité avancé et le vieillissement des oblats, les paroisses que nous devons quitter ainsi que les oeuvres dans lesquelles nous devons compter sur le partenariat avec d’autres gens : Centre Victor Lelièvre, Université Saint-Paul, Centre Saint-Pierre, Mission-Jeunesse. Nous faisons appel aussi à l’aide international pour nos missions amérindiennes et le Sanctuaire Notre-Dame du Cap.

Les membres du conseil général, ayant visité la région avant la session, nous ont donnés leurs impressions sur la Région : Les fondations du Canada et des États-Unis datent du temps du fondateur et ont fourni beaucoup de vocations à l’ensemble de la Congrégation. Fortement sécularisée, la Région continue d’offrir le message de l’Évangile dans plusieurs paroisses, maisons de renouveau, sanctuaires, tout comme aux premières nations et aux immigrants des temps modernes. Elle est riche en lieu de formation théologique, pastorale et missionnaire. Ils nous invitent au partenariat et au partage de personnel oblat devant les besoins de nos diverses missions, comme nous l’avons fait d’abord pour la formation. Ils nous invitent à la patience devant les accusations, et à toujours croire en Dieu qui appelle des plus jeunes à embrasser le charisme oblat.

Ils ont trouvé que nous sommes trop largement répandus dans de grands territoires et des provinces nouvelles et que nous avons difficulté à fermer certaines missions et à s’arrêter à quelques priorités. Ils déplorent que la sécularité soit entrée dans la vie oblate et que des oblats ne soient plus disponibles pour les besoins ou les priorités des provinces. Ils ont souhaité que dans les prochaines années, nous soyons davantage soucieux des immigrants, de la pastorale-jeunesse, de J.P.I.C., de la sécularité et de rendre la région davantage responsable des sanctuaires, haut lieu d’évangélisation que nous avons dans nos provinces.

Claude Champagne, o.m.i., évêque d’Edmundston a donné une conférence sur la Mission dans le contexte nord-américain, et a rappelé que le but de la Mission est d’annoncer le Royaume et de transformer notre monde. L’Esprit étant déjà à l’oeuvre dans nos cultures, nos sociétés et nos religions, Il appelle toute personne à être missionnaire et à être à l’image du Dieu révélé par Jésus : accueil, amour, miséricorde, pardon, justice, service. Ce n’est pas un monde ecclésial et une culture qu’on doit apporter aux autres comme missionnaire, mais l’Évangile!

Les plus jeunes de la session, Pierre-Olivier Tremblay, missionnaire au Québec et Joe Dowling, missionnaire en Alaska ont rêvé l’avenir de notre charisme dans notre Région. Ces deux derniers ont rappelé l’importance de former à la mission pas juste les jeunes, mais l’ensemble des oblats, afin que nos expériences missionnaires servent de laboratoire pour repenser et réorienter notre zèle missionnaire en communauté dans un contexte de post-chrétienté et de privatisation de la foi.

Bref, nous avons pu constater comment de telles rencontres sont nécéssaires au présent et pour le futur et comment le prochain chapitre général nous sera nécessaire pour une conversion et un nouveau souffle missionnaire au début d’un nouveau millénaire fascinant à y discerner l’Esprit à l’oeuvre et pour continuer d’y annoncer l’Évangile.

Yoland Ouellet,o.m.i.